Nouveautés
plhContenuHtml
Participation – Absence
Congé sabbatique à traitement différé (CSTD) (C1 ou C2)
Le congé sabbatique à traitement différé (CSTD) est une mesure qui permet à une personne de s'absenter pour une période déterminée dans le cadre d'une entente avec son employeur. Selon cette entente, la personne accepte de différer une partie de son salaire pendant qu'elle travaille pour recevoir le salaire retenu pendant son congé. La personne qui bénéficie d'un CSTD se voit reconnaître le même service et le même salaire que si elle n'avait pas participé à une telle entente.
Pour qu'une personne puisse se prévaloir d'un CSTD, cette mesure doit être prévue dans sa convention collective, à laquelle le gouvernement est partie prenante (entente prise avec le gouvernement), ou dans ses conditions de travail déterminées par le gouvernement.
Un organisme qui n'est pas lié à une convention collective à laquelle le gouvernement est partie prenante ou dont les conditions de travail du personnel ne sont pas déterminées par le gouvernement doit être désigné par un décret pour qu'une personne puisse bénéficier de cette mesure.
Une demande en ce sens doit être adressée au :
Secrétariat du Conseil du trésor
Direction générale des régimes collectifs et de l'actuariat
Édifice J
875, Grande-Allée Est, RC 123
Québec (Québec) G1R 5R8
Téléphone : 418 643‑1529
Numéro sans frais : 1 866 552‑5158
Télécopieur : 418 643‑9226
L'autorisation d'un CSTD relève entièrement de la responsabilité de l'employeur et chacune des ententes doit respecter la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics et les conditions de travail de la personne en lien d'emploi.
Pour que les avantages du congé sabbatique à traitement différé soient reconnus, la personne doit respecter toutes les conditions suivantes :
- avoir droit à cette mesure d'après ses conditions de travail
- conclure une entente avec son employeur
- différer une partie de son salaire pendant un maximum de 4,5 années
- prendre un congé d'au plus 1 an pendant l'entente
- respecter les règles fiscales.
Les droits reconnus par rapport aux régimes de retraite sont :
- une pleine année de service pour l'admissibilité aux prestations et pour le calcul de la rente de retraite dans le cas d'une personne en lien d'emploi à temps plein et, dans le cas d'une personne travaillant à temps partiel, une pleine année de service pour l'admissibilité aux prestations et une partie d'année pour le calcul de la rente de retraite, pour chaque année ou partie d'année de participation à l'entente
- le salaire admissible que la personne aurait reçu si elle ne s'était pas prévalue d'une telle entente.
Une personne ne peut pas demander un CSTD lorsqu'elle est en départ progressif (référez-vous à la section Départ progressif plus loin dans ce chapitre).
La personne peut avoir, en cours d'entente, une journée ou plusieurs journées d'absence sans salaire, un congé pour invalidité ou, dans le cas d'une employée, un congé de maternité, ou elle peut recevoir, au cours d'une certaine période, 100 % de son salaire.
L'employeur doit nous informer du CSTD dans sa déclaration annuelle.
L'employeur doit retenir la cotisation prévue au régime de retraite auquel la personne participe sur la partie du salaire versée à la personne. Ces cotisations doivent être calculées à l'aide du même pourcentage de salaire admissible pour toutes les années visées par l'entente.
Exemple d'une entente de CSTD pour une personne en base 260
- Durée du congé :12 mois
- Durée de l'entente :5 ans à 80 % du salaire
| Année de l'entente | Salaire admissible | Salaire versé (80 %) | Salaire différé (20 %) | Service reconnu |
|---|
| 1 | 40 000 $ | 32 000 $ | 8 000 $ | 1,0000 |
| 2 | 41 000 $ | 32 800 $ | 8 200 $ | 1,0000 |
| 3 | 42 000 $ | 33 600 $ | 8 400 $ | 1,0000 |
| 4 | 43 000 $ | 34 400 $ | 8 600 $ | 1,0000 |
| 5 (congé) | 44 000 $ | 35 200 $ | 0 $ | 1,0000 |
Le pourcentage du salaire versé doit être le même pour toutes les années de l'entente, peu importe à combien s'élèvent les versements du salaire différé. Dans la situation présentée, le pourcentage du salaire versé représente 80 % et la personne visée diffère le versement de 20 % de son salaire à chacune des années pour financer la période de congé qui se déroule à l'an 5.
En ce qui concerne les cotisations au régime de retraite, elles sont calculées sur le salaire que la personne reçoit chaque année, soit sur 32 000 $ pour la première année, sur 32 800 $ pour l'année suivante et ainsi de suite.
Par contre, pour chacune des années de l'entente, le salaire admissible et le service sont reconnus à 100 % dans le régime pour le calcul de la rente, comme si la personne ne s'était pas absentée.
Voici un extrait des données de participation à inscrire dans le service en ligne pour la première et la cinquième année de l'entente.
Année 1 : l'employé bénéficie de son entente de CSTD pendant toute la période visée par le calendrier de paie de la DA. Il travaille selon son horaire régulier et reçoit 80 % de son salaire à l'échelle.
Le nombre de jours de salaire différé à inscrire dans la section « Absences » correspond à :
Nombre de jours d'entente de CSTD visés par le calendrier de paie x % de salaire différé = 260 jours x 20 % = 52 jours
Année 5 : l'employé est en congé et est rémunéré à 80 % du salaire à l'échelle qu'il aurait reçu s'il n'y avait pas eu d'entente.
Le nombre de jours de salaire différé à inscrire dans la section « Absences » correspond à :
Nombre de jours d'entente de CSTD visés par le calendrier de paie x % de salaire différé = 260 jours x 20 % = 52 jours
Placement du salaire différé dans un établissement financier
Pour la participante ou le participant qui choisit de financer son congé en plaçant le salaire différé dans un établissement financier, l'argent versé au cours du congé représente la somme des salaires différés et non le pourcentage du salaire admissible déterminé par l'entente.
Lorsque l'entente de CSTD prévoit le placement du salaire différé dans un établissement financier, les cotisations salariales pour la période du congé sont calculées en proportion du salaire admissible prévu pour toutes les années visées par l'entente, même si la somme différée que la participante ou le participant reçoit réellement au cours de la période de congé est différente.
Jours d'absence à temps complet
Pour toutes les journées d'absence à temps complet survenues pendant une entente de CSTD, deux situations sont possibles.
- Jours d'absence à temps complet d'une durée de 30 jours civils consécutifs ou moins. Selon les conditions de travail, dans une telle situation, l'entente de CSTD peut être maintenue ou suspendue. Dans les deux cas, la cotisation est obligatoire pendant les jours d'absence.
- Si l'entente est maintenue, les jours cotisés obligatoirement correspondent au nombre de jours d'absence multiplié par le pourcentage du salaire reçu pendant l'entente de CSTD. Par exemple, dans le cas d'une entente de CSTD à 80 % qui est maintenue, la cotisation est obligatoire pour la période d'absence et elle est calculée en fonction du pourcentage de l'entente, soit 80 %.
- Si l'entente est suspendue et prolongée, les cotisations versées pour les jours cotisés obligatoirement correspondent à celles qui seraient réellement versées s'il n'y avait pas d'entente de CSTD.
- Jours d'absence à temps complet d'une durée de plus de 30 jours civils consécutifs. L'entente est suspendue et prolongée d'une période équivalente à celle de la suspension. Cette période d'absence sans salaire est rachetable.
Jours d'absence en raison de l'invalidité
Une entente de CSTD peut se poursuivre, être suspendue, être annulée ou prendre fin en raison de l'invalidité de la personne.
Les circonstances entraînant la poursuite, la suspension, l'annulation, ou la fin prématurée d'un CSTD en raison de l'invalidité sont prévues dans les conditions de travail de la personne. Veuillez-vous y référer.
Paramètres spécifiques établis par le gouvernement et pouvant se retrouver dans les conditions de travail
L'invalidité débute avant le congé et perdure jusqu'au moment où le congé a été planifié.
L'invalidité débute pendant le congé.
L'entente se poursuit, et la personne continue de recevoir son salaire différé. À sa date prévue de retour, si la personne est toujours invalide et qu'elle est admissible à des prestations d'assurance salaire, elle est réputée être en absence avec salaire exonéré (A1). Ses prestations d'assurance salaire sont calculées à partir du pourcentage de salaire versé prévu par l'entente.
L'invalidité débute après le congé.
L'invalidité se prolonge au-delà de 2 années (ou au-delà de la période déterminée par les conditions de travail de la personne).
Obligations ou règles fiscales
Les règles fiscales prévoient certains critères pour qu'une personne qui bénéficie d'un congé sabbatique à traitement différé (CSTD) profite du traitement fiscal approprié. Si l'entente de CSTD ne satisfait pas à ces critères, la personne pourrait subir des conséquences non seulement fiscales, mais également sur sa rente de retraite en cas d'annulation de l'entente.
Ces règles prévoient notamment que :
- l'impôt est prélevé sur le salaire versé chaque année pour toute la durée de l'entente
- le facteur d'équivalence est calculé sur le salaire que la personne aurait reçu chaque année pour toute la durée de l'entente si elle n'avait pas bénéficié d'un CSTD
- le congé doit débuter au plus tard à l'expiration d'une période maximale de 6 ans suivant la date à laquelle des montants commencent à être différés, même en cas d'invalidité
- après le congé, sauf dans certaines situations hors du contrôle de l'employé, la personne doit réintégrer physiquement son emploi et offrir une prestation régulière de travail pour une durée au moins égale à celle du congé auprès de son employeur ou d'un autre employeur assujetti au régime de retraite, si ce dernier accepte de poursuivre l'entente de CSTD. Il n'est pas obligatoire que la réintégration se fasse immédiatement après le congé. La personne peut donc, par exemple, prendre des jours d'absence sans salaire à la suite du congé initialement prévu par l'entente
- la durée du congé doit être d'au moins 3 mois s'il est pris pour des études ou d'au moins 6 mois pour toute autre raison et d'au plus 12 mois
- le congé doit être pris de façon consécutive
- le pourcentage de salaire différé ne peut pas excéder 33 1/3 % par année civile
- au cours de l'année de congé prévue par l'entente, la personne ne peut recevoir de son employeur, ni d'un autre employeur qui a un lien de dépendance avec son employeur, aucun salaire autre que la somme correspondant au pourcentage de son salaire fixé pour la durée de l'entente en plus des avantages sociaux que l'employeur paie habituellement.
Annulation ou fin prématurée d'une entente
Les circonstances ayant pour effet d'annuler une entente ou d'y mettre fin sont celles qui sont prévues dans les conditions de travail de la personne. C'est à l'employeur de nous informer lorsqu'il est en présence d'une de ces circonstances. Soulignons que nous pouvons toujours vérifier si les circonstances prévues par les conditions de travail sont respectées, puisque nous devons veiller à l'application des modalités prévues par la loi. Notez que l'annulation et la fin prématurée d'une entente ont des conséquences différentes à l'égard du régime de retraite.
Annulation d'une entente de CSTD
Principales circonstances pouvant mener à l'annulation d'une entente de CSTD :
- La personne se désiste unilatéralement de l'entente.
- La personne débute une période d'invalidité avant la prise du congé et choisit de ne pas poursuivre l'entente.
- En cours d'entente ou dans la période durant laquelle la personne est tenue de revenir au travail, si cette période est après la fin de l'entente :
- Elle prend sa retraite
- Elle démissionne
- Elle prend une préretraite au sens des conventions collectives
- Elle est congédiée ou mise à pied.
Dispositions de la Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics ayant pour effet d'annuler une entente de CSTD :
- La personne diffère une partie de son salaire sur plus de 4,5 années.
- Le pourcentage de salaire que reçoit la personne durant l'entente est différent des pourcentages prévus par ses conditions de travail.
- La durée du congé est supérieure à une année.
Conséquences de l'annulation d'une entente de CSTD
Si le congé n'a pas été pris, l'employeur doit rembourser à la personne le salaire qui a été différé. Le salaire admissible reconnu est celui qui aurait été versé à la personne si elle n'avait pas été en CSTD, et son service lui est crédité en totalité. L'employeur doit également percevoir les cotisations salariales correspondant au salaire non versé sur le salaire différé remboursé.
Cependant, si le congé a été pris, les cotisations versées au cours de cette année doivent servir à compléter les cotisations requises pour que soit reconnu le service complet pour chacune des autres années pendant lesquelles la personne n'a reçu qu'une partie de son salaire. Le salaire admissible alors reconnu est celui que la personne aurait reçu s'il n'y avait pas eu d'entente. Quant au congé, il n'est pas reconnu, et la personne pourrait racheter cette période si elle respecte les conditions relatives au rachat de jours d'absence sans salaire.
L'employeur doit nous informer par écrit lorsque l'entente de CSTD est annulée. Pour ce faire, il doit remplir, pour chacune des années concernées, le formulaire Demande de modification des données de participation à un régime de retraite
(RSP-291) et faire les modifications permettant que les droits et les prestations de la personne soient correctement reconnus.
Il doit également nous fournir la raison pour laquelle l'entente est annulée et la date à laquelle l'événement est survenu afin que nous puissions corriger les données de participation.
Fin prématurée d'une entente de CSTD
Principales circonstances pouvant mettre fin à une entente :
- La personne décède.
- L'invalidité de la personne se prolonge au-delà de 2 ans ou au-delà de la période déterminée par les conditions de travail de la personne.
- La personne est mutée, reçoit une promotion ou est affectée à un autre poste, sauf si son nouvel employeur accepte de poursuivre l'entente.
- La personne est mise en disponibilité, sauf si son nouvel employeur accepte de poursuivre l'entente.
Conséquences de la fin prématurée d'une entente de CSTD
Si le congé n'a pas été pris, l'employeur doit rembourser à la personne le salaire qui a été différé, sans intérêt. Si le congé a été pris, le salaire versé pendant cette période n'est pas exigible. De plus, aucun rajustement du salaire admissible, du service ni des cotisations ne doit être apporté pour la période au cours de laquelle l'entente a eu cours. Par conséquent, le salaire admissible et le service crédité de chaque année visée par l'entente (y compris celle du congé) sont reconnus en totalité par le régime de retraite, jusqu'à la date de l'événement qui y met fin.
L'employeur doit nous informer par écrit lorsque l'entente de CSTD prend fin. Il doit également nous fournir la raison pour laquelle l'entente a pris fin et la date à laquelle l'événement est survenu.
Pratique
Déclaration de l'absence
Pour nous permettre d'accorder ces avantages, remplissez les champs « Jours », « Salaire » et « Montant de rétroactivité », s'il y a lieu. Pour en savoir davantage sur la notion de congé sabbatique à traitement différé, consultez chacune des conventions collectives, s'il y a lieu.
Lorsqu'une telle entente est signée, utilisez le code d'absence C1 pour déclarer le congé sabbatique à traitement différé durant la période de l'entente pendant laquelle la personne est en congé. Vous devez utiliser le code d'absence C2 pour déclarer le congé sabbatique à traitement différé durant la période de l'entente pendant laquelle la personne est au travail.
Durant la période de congé ou durant la période de travail d'une personne en CSTD, remplissez les champs « Jours », « Salaire » et « Montant de rétroactivité », s'il y a lieu.
Inscrivez dans le champ « Salaire » le salaire différé non reçu durant l'année ainsi que le nombre de jours correspondant au salaire non reçu dans le champ « Jours ».
Vous devez remplir le champ « Montant de rétroactivité » lorsqu'une personne était en CSTD durant la période couverte par un montant de rétroactivité. Dans le champ « Montant de rétroactivité » inscrivez, pour des années antérieures, le montant de rétroactivité auquel la personne aurait eu droit pour la période du CSTD comme s'il n'y avait jamais eu d'entente. Il pourrait arriver, dans certaines situations, que vous ayez à déclarer un montant de rétroactivité uniquement dans le champ « Montant de rétroactivité » et qu'il n'y ait aucun jour ni salaire à inscrire dans ces champs pour l'année courante. À titre d'exemple, cela pourrait se produire lorsque vous versez un montant de rétroactivité et que la personne n'est pas ou n'est plus à votre service ou encore qu'il n'y a pas d'entente de CSTD dans l'année concernée pour cette personne.
Prenez note que le salaire versé à la personne durant la période de congé ou durant la période de travail d'un CSTD fait partie du salaire cotisable.
Particularités
Jours d'absence à temps complet
Pour toutes les périodes d'absence à temps complet survenues durant une entente de CSTD, il y a 2 situations possibles. Voici la manière dont vous devez effectuer la déclaration annuelle :
- Absence à temps complet d'une durée de 30 jours civils consécutifs ou moins (selon les conditions de travail, l'entente de CSTD peut être maintenue ou suspendue et prolongée)
- Si l'entente est maintenue, utilisez le code d'absence D2 et indiquez le nombre de jours d'absence réduit selon le pourcentage prévu à l'entente de CSTD et du salaire correspondant. Pour les codes d'absence C1 ou C2, selon la situation, indiquez, dans le champ « Salaire », la partie du salaire différé relative à l'entente de CSTD.
- Si l'entente est suspendue et prolongée, utilisez le code d'absence D2, indiquez le nombre de jours d'absence et le salaire correspondant. Pour les codes d'absence C1 ou C2, selon la situation, suspendez l'entente durant l'absence sans salaire.
- Jours d'absence à temps complet d'une durée de plus de 30 jours civils consécutifs
- Utilisez le code d'absence E3 et indiquez le nombre de jours d'absence et le salaire correspondant sans tenir compte du pourcentage prévu à l'entente. Pour les codes d'absence C1 ou C2, selon la situation, suspendez l'entente pendant que la personne prend des jours d'absence sans salaire.
Période d'absence en raison d'une invalidité
Pour une personne qui est en congé sabbatique à traitement différé et qui commence une période d'invalidité pendant laquelle elle est admissible à des prestations d'un régime d'assurance salaire obligatoire, voici comment vous devez effectuer la déclaration annuelle :
Si l'invalidité survient pendant le congé sabbatique
Vous devez utiliser le code d'absence C1, car l'entente de CSTD se poursuit, et la personne continue de bénéficier de son congé et de recevoir son salaire différé. Elle n'est pas réputée être en absence avec salaire exonéré pendant son congé.
Si la personne est toujours en invalidité lorsque le congé prend fin et qu'elle est admissible aux prestations d'un régime d'assurance salaire obligatoire, elle est réputée être en absence avec salaire exonéré, et vous devez utiliser le code d'absence A1 (absence avec salaire exonéré).
Si l'invalidité survient après que la personne a pris son congé
Vous devez saisir 2 codes d'absence dans cette situation : le code d'absence C2 (congé sabbatique à traitement différé) durant la période de travail et le code d'absence A1 (absence avec salaire exonéré).
- Pour le code d'absence C2 (congé sabbatique à traitement différé) durant la période de travail, la proportion du salaire attribuable à ce code est calculée par la multiplication du salaire annuel établi selon le calendrier de paie en vigueur par le pourcentage prévu dans l'entente de congé sabbatique à traitement différé pour la partie du salaire différé et par le pourcentage de temps travaillé. Inscrivez le résultat dans le champ « Salaire » et le nombre de jours correspondant à ce salaire dans le champ « Jours ». Vérifiez si les conditions de travail de la personne travaillant à temps partiel permettent qu'un CSTD soit accordé.
- Pour le code d'absence A1 (absence avec salaire exonéré), la proportion du nombre de jours attribuable à ce code est calculée par la multiplication du nombre de jours en absence avec salaire exonéré pour lesquels la personne est admissible aux prestations d'un régime d'assurance salaire obligatoire par le pourcentage prévu dans l'entente de congé sabbatique à traitement différé pour la partie du salaire versé et par le pourcentage de temps travaillé. Inscrivez le résultat dans le champ « Jours » et le salaire correspondant à ce nombre de jours dans le champ « Salaire ».
Si l'invalidité survient avant le congé et qu'elle se poursuit jusqu'à la date prévue du congé
Si les conditions de travail de la personne le prévoient, et ce, dans le respect des règles fiscales, la personne peut poursuivre son entente et reporter son congé ou bien annuler son entente de CSTD. De plus, si l'invalidité survient pendant la dernière année de l'entente, la personne peut suspendre son entente jusqu'à la fin de son invalidité.
- Si elle décide de poursuivre l'entente et de reporter le congé, vous devez saisir le code d'absence A1 (absence avec salaire exonéré) pour la période au cours de laquelle la personne est admissible à des prestations d'assurance salaire d'un régime obligatoire. La façon d'utiliser ce code est la même que celle décrite ci-dessus (référez-vous à la partie intitulée « Si l'invalidité survient après que la personne a pris son congé »).
Lorsque l'invalidité cesse et que le congé débute, vous devez utiliser le code C1. Si la personne revient au travail avant le début de son congé, vous devez utiliser le code C2.
- Si elle décide d'annuler l'entente, les modalités de l'entente qui devient nulle s'appliquent dans cette situation. Ainsi, vous déclarerez les jours d'absence avec salaire exonéré comme s'il n'y avait jamais eu d'entente en utilisant le code d'absence A1. Cette option oblige généralement l'employeur à effectuer des corrections aux années antérieures à l'aide du formulaire Demande de modification des données de participation à un régime de retraite
(RSP-291). - Si elle décide de suspendre et de prolonger l'entente, le CSTD est suspendu et il est prolongé par la suite d'une période équivalente à celle de la suspension. Si l'entente de CSTD est suspendue, la personne est réputée être en absence avec salaire exonéré (A1) pendant la période de suspension.
Combinaison d'une mesure d'aménagement et de réduction du temps de travail (ARTT) et d'un congé sabbatique à traitement différé (CSTD)
Lorsque les conditions de travail permettent la combinaison d'une entente d'aménagement et de réduction du temps de travail et d'une entente de congé sabbatique à traitement différé, voici la manière dont vous devez faire la déclaration annuelle pour cette personne :
Congé de maternité durant une entente de CSTD
Une participante peut se prévaloir des droits relatifs au congé de maternité durant une entente de CSTD. Si ses conditions de travail le prévoient et dans le respect des règles fiscales, la participante peut annuler, suspendre ou poursuivre son entente de CSTD.
- Si le congé de maternité survient avant le CSTD, l'entente peut être annulée ou suspendue et prolongée d'autant de semaines que dure le congé de maternité, jusqu'à la période maximale prévue dans les conditions de travailet selon les règles fiscales. Si le CSTD est suspendu et prolongé, inscrivez le nombre de jours en congé de maternité (B1) comme s'il n'y avait jamais eu d'entente de CSTD, et inscrivez-le dans le champ « Jours ». Dans le champ « Salaire », indiquez le salaire correspondant au nombre de jours inscrit.
- Si le congé de maternité survient après le CSTD, l'entente est suspendue et prolongée. Inscrivez les données comme indiqué au point précédent.
- Si le congé de maternité survient pendant le CSTD, l'entente se poursuit, car le congé de CSTD ne peut être interrompu pour aucune raison (règles fiscales).
Congé sabbatique à traitement différé (CSTD) après l'atteinte du service maximum
Vous ne devez pas remplir les champs « Jours » et « Salaire » pour la personne en CSTD après l'atteinte du service maximum, car aucune cotisation n'est calculée sur ce salaire, puisque la personne a cessé de cotiser à son régime de retraite. Par conséquent, inscrivez le salaire auquel la personne aurait eu droit durant cette période d'absence dans le champ « Salaire non cotisable » de la partie concernant les données financières de base seulement.
Personne travaillant à temps partiel ou occupant un emploi saisonnier
Lorsqu'une personne travaillant à temps partiel ou occupant un emploi saisonnier bénéficie d'une entente de CSTD, déclarez sa période d'absence en utilisant les codes d'absence C1 ou C2, selon la situation, et inscrivez son salaire différé non reçu durant l'année et le nombre de jours correspondant en fonction du pourcentage de temps travaillé. Vérifiez si les conditions de travail de la personne permettent cette situation.
Exemple : Personne travaillant à temps partiel
Pour une personne travaillant à temps partiel à 60 % qui opte pour un CSTD à 80 %, bien que 20 % de son salaire régulier soit différé et qu'elle ne reçoive en fait que 48 % du salaire d'une personne travaillant à temps plein, inscrivez « 60 » dans la case « Partiel – % du temps » et le salaire non versé, soit 12 % (60 % × 20 %) du salaire équivalent à temps complet, sous les codes d'absence C1 ou C2 de la partie concernant les données financières variables.
La personne ne revient pas au travail pour une période équivalente à son congé
L'entente de CSTD doit être annulée, puisqu'elle ne respecte pas l'une des conditions prévues par les règles fiscales. Vous devez donc corriger les données de participation au dossier et, pour les années antérieures, nous faire parvenir le formulaire Demande de modification des données de participation à un régime de retraite du secteur public (RSP-291).
Les codes C1 et C2 devront être annulés et, si le congé a été pris, des absences E3 (absence sans salaire) devront être déclarées au dossier. Le salaire admissible devra également être rajusté, et les cotisations devront être recalculées.
Montant résiduel de contrat pour une personne enseignant dans un établissement privé
Pour une personne enseignant dans un établissement privé, lorsque le montant résiduel de son contrat a été payé au 30 juin et qu'elle a eu des jours d'absence non payés durant l'année scolaire, inscrivez le nombre de jours d'absence non payés dans le champ « Jours » et le salaire correspondant dans le champ « Salaire », sous le code d'absence C1 ou C2.